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Avis de tempête : hausse des risques d’impayés en 2012

Au mois de mai dernier s’est tenu au Maroc le premier colloque « risque pays » organisé par la Coface. L’occasion pour le numéro un de l’assurance-crédit à l’exportation d’exposer les tendances de l’évolution de l’économie mondiale en 2012. Gros plan sur les activités de cette compagnie et sur ses prévisions pour les entreprises des pays d’Europe.

Le leader de l’assurance-crédit

Cette assurance a pour vocation de protéger les sociétés contre les défauts de paiement de leurs emprunteurs. Coface s’est fait une spécialité de cette activité intimement liée à la notion de risques commerciaux, qui a pour mission de les évaluer et de les prévenir. Pour ce faire, le groupe procède à l’analyse exhaustive des risques d’impayés par état, et leur attribue une note parmi les 7 suivantes : A1, A2, A3, A4, B, C et D.
À l’échelle nationale, le groupe propose aux entreprises une vaste gamme d’assurances (risques exportateur, prospection, garantie des investissements, …) afin d’encourager les exportations françaises.

Risques d’impayés : une tendance nettement à la hausse en 2012

Sans réelle surprise, les conclusions de l’analyse de la Coface indiquent une forte hausse du risque moyen d’impayés pour les sociétés des nations européennes.

  • Évolution de l’économie mondiale:
    • Si la Coface prévoit pour l’économie mondiale un taux de croissance de 2,7 % en 2012, c’est en partie grâce aux pays émergents dont la croissance atteindrait pour sa part les 5 %. L’aggravation de la crise en Europe vient contrebalancer cette performance avec des résultats négatifs de l’ordre de -6 % en Grèce, -4 % au Portugal, -1,5 en Italie ou encore -1,2 en Espagne.
    • Dans les états où la récession est le plus marquée, restrictions budgétaires et difficultés d’accès au crédit continueront donc de peser fortement sur la santé des entreprises, avec pour conséquence une hausse importante des impayés.
  • Conséquences de l’augmentation des incidences de paiement et des impayés : Cette augmentation, que le leader de l’assurance- crédits estime de l’ordre de 27 % à l’échelle mondiale, 31 % au niveau de la zone euro, et 47 % en Europe du sud (France, Espagne, Portugal, Italie et Grèce) ne sera pas sans répercussions sur les nations bien notées. Le Maroc, la Tunisie et l’Algérie (tous notés A4) effectuent en effet une grande partie de leurs échanges commerciaux, en particulier dans les secteurs du textile et du BTP, avec l’Europe du Sud. Pour les sociétés de ces pays, la prudence sera donc de mise dans le choix des partenaires d’échange.

Dans un tel contexte, s’assurer au mieux contre le risque d’impayés est donc une véritable nécessité.

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Comment procéder au recouvrement de dettes à l’international ?

Les échanges commerciaux s’établissent de plus en plus au niveau mondial. Cette mondialisation est facilitée et accélérée par l’utilisation d’Internet. Un grand nombre de vos clients peuvent donc être localisés dans des pays frontaliers ou même sur d’autres continents. Dans la zone euro, la monnaie unique favorise les échanges entre les entreprises dont les produits ou services peuvent être facilement exportés.
Malgré l’intérêt évident de ces développements à l’international, le risque client est plus important dans ce type de relation que dans une relation locale ou de proximité. Outre les relations clients spécifiques qui doivent être établies, les règles de recouvrement de dettes sont souvent particulières à chaque pays, d’où l’intérêt de faire intervenir une société possédant un service de recouvrement de dettes à l’international.

Dans ses grandes lignes, la méthode de recouvrement amiable utilisée par une société de recouvrement de dettes à l’international s’appuie sur un processus équivalent :

  • Validation du caractère certain de la créance (facture impayée),
  • Validation des coordonnées du débiteur,
  • Solvabilité du débiteur,
  • Puis dans la phase opérationnelle, la gestion des créances clients avec la réalisation des courriers et relances nécessaires.

Le prestataire que vous choisissez pour gérer le recouvrement de créances à l’amiable à l’international doit pouvoir vous garantir la récupération de dettes en prenant en compte la langue du pays, la possibilité de rendre visite au débiteur, et connaître les us et coutumes qui régissent les relations en matière de recouvrement de dettes commerciales. En fonction de ces impératifs, garants du succès des actions menées à l’international, il est important que votre prestataire ait des antennes installées dans les pays avec lesquels vous travaillez, ou à défaut, un correspondant agréé capable de mener les actions de recouvrement amiable prévues, à savoir :

  • Pouvoir intervenir directement dans la langue du débiteur,
  • Pouvoir mener les investigations locales pour déterminer la solvabilité du débiteur,
  • Rédiger toutes les pièces dans les langues concernées (français et anglais, allemand, etc.).

La connaissance des règles juridiques en vigueur dans les différents pays est un atout majeur notamment pour le recouvrement de dettes par huissier. La présence dans les équipes d’experts polyglottes et juridiquement compétents garantit une médiation efficace entre les différentes parties et contribue au succès des opérations de recouvrement. Le maillage international soit par le biais de correspondants, soit par des agences, va renforcer la pertinence des actions menées dans le cadre de recouvrement de créances par huissier ou à l’amiable.

En complément de ressources humaines compétentes et disponibles, il est important que les outils informatiques et de communication facilitent et sécurisent les échanges de documents dématérialisés entre les créanciers, les cabinets de recouvrement et les débiteurs. Ces équipements permettent de gérer l’envoi dans les différentes langues des courriers de relance, des documents comptables et des rapports d’activités.

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Qui sont les professionnels du recouvrement de factures impayées ?

Il s’agit d’une profession très encadrée, notamment par les dispositions définies dans le décret du 18 décembre 1996 qui réglemente l’activité de recouvrement de factures impayées. Le respect de ces dispositions ainsi que l’adhésion aux règles déontologiques de la profession constituent des prérequis essentiels pour exercer ce genre d’activité très sensible. On estime à près de 400 le nombre d’acteurs proposant des prestations de recouvrement. Principalement composé de PME et de petites entreprises individuelles spécialisées, le secteur du recouvrement se structure également autour de quelques cabinets, filiales de grands groupes financiers.

Les domaines d’expertise de la société de recouvrement

Pour mener à bien le traitement des créances que vous lui confiez, le cabinet de recouvrement a recours à différents pôles de compétences qui interviennent spécifiquement sur différents points du dossier, en fonction de la stratégie adoptée. Les cellules sont les suivantes

Vous avez des clients qui ne payent pas leurs factures? Votre entreprise ne doit pas en subir les conséquences !
Laissez un bureau de recouvrement récupérer tous vos impayés.Vos avantages?

  1. Des professionnels s’occupent de récupérer les impayés. Concentrez-vous sur votre core business.
  2. ‘Pas de succès, pas d’honoraires’. C’est le principe des bureaux de recouvrement. Vous ne prenez donc pas de risques inutiles.
  3. Les professionnels optent pour un dialogue avec vos clients. Cela permet de ne pas entacher votre image et de garder une bonne relation commerciale.
  • La cellule recherche et validation des coordonnées du débiteur
    C’est une étape préalable indispensable au traitement des factures impayées. Le cabinet doit bien évidemment identifier les interlocuteurs et valider leurs coordonnées pour pouvoir mener les actions nécessaires au recouvrement des impayés clients. Étant donné que l’absence d’adresse peut être une raison pour considérer la créance comme irrécouvrable, ce premier travail revêt une importance primordiale.
  • La cellule téléphonique
    Le téléphone est un outil indispensable dans une démarche de recouvrement des factures impayées amiables et traduit une logique de médiation. Il constitue le moyen le plus efficace pour établir un premier contact, pour informer les parties prenantes de l’évolution des dossiers, et procéder aux actions de relance prévues dans le cadre du contrat de recouvrement du concessionnaire. Les opérateurs gèrent des appels entrants réalisés en majeure partie par les débiteurs qui souhaitent obtenir des informations complémentaires, ainsi que des appels sortants à destination des débiteurs dans le cadre des processus de recouvrement.
  • La cellule recouvrement amiable du service contentieux
    Ce pôle est constitué par les responsables de comptes qui gèrent les dossiers. Ils décident en fonction de l’historique de votre créance des actions à mener pour obtenir un règlement des sommes dues. Ils peuvent décider de la fréquence, du caractère et de la nature des relances à réaliser : par téléphone, par courrier, à l’occasion par une visite ou par l’envoi d’une mise en demeure de payer. Lorsque le recours amiable est épuisé, le gestionnaire va transférer le dossier au pôle juridique. Les intervenants sont des spécialistes à la fois des affaires financières et de la négociation. Jusqu’à ce stade, le rôle de la société en charge du recouvrement est de trouver une issue favorable à un contentieux. Elle remplit une mission de médiateur entre deux entités réputées de bonne foi.
  • La cellule juridique
    Dès lors que le recours amiable n’a pas abouti, le pôle juridique s’empare des factures impayées pour d’une part conseiller le créancier sur les actions possibles et d’autre part mener en son nom les démarches auprès de la justice. Ils assurent le suivi des procédures engagées et des recouvrements une fois que les jugements sont annoncés.
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Etat du recouvrement des créances en Europe de l’Ouest (mai 2013)

La société Atradius Collections, leader mondial dans le recouvrement de créances B2B, vient de publier son rapport annuel concernant 14 pays de l’Europe de l’Ouest. L’étude réalisée met en évidence que, au cours des 12 derniers mois, plus de 30 % des sociétés ont fait appel à des sociétés de recouvrement.

Le contexte actuel en Europe

Dans le contexte économique actuel, de nombreuses sociétés éprouvent des difficultés à régler leurs dettes, en particulier dans le sud de l’Europe. De fait, une grande quantité d’entreprises retardent leurs paiements afin de disposer de suffisamment de fonds de roulement et de pouvoir maintenir leur cycle d’exploitation. Parallèlement, le nombre d’insolvabilités augmente.
Dès lors, les entreprises en attente de paiement peuvent soit faire le choix d’investir dans des ressources internes et relancer leur client, soit faire appel à une aide externe en s’adressant à une société de recouvrement de créances.

Quelles sont les sociétés qui font appel à des sociétés de recouvrement ?

Dans l’étude qui a été réalisée, Atradius Collections relève que plus de 30 % des entreprises consultées ont eu recours à une société de recouvrement de créances au cours des 12 derniers mois.

  • De façon générale, le nombre de démarches allant dans ce sens a augmenté et beaucoup d’entreprises européennes ont fait appel à ce type de sociétés de recouvrement, en particulier dans les pays scandinaves, aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne.
  • Néanmoins, de nombreuses entreprises d’Europe de l’Ouest restent encore prudentes et préfèrent procéder à des derniers rappels de paiement plutôt que de se tourner d’emblée vers une société spécialisée.
  • En revanche, on constate que les pays de l’Europe du Sud ont de plus en plus tendance à externaliser le recouvrement de leurs créances et à faire appel à des sociétés telles qu’Atradius.

Comment les entreprises choisissent-elles leur société de recouvrement ?

Dans son rapport, Atradius Collections indique que le choix de la société de recouvrement de créances s’effectue essentiellement en fonction de sa réputation (de son taux de réussite) et de son tarif. Ainsi, les entreprises, notamment en France et dans les pays scandinaves, font appel à des sociétés qui disposent :

  • d’une grande expertise de recouvrement de créances (y compris au niveau international)
  • et qui jouissent d’une bonne réputation.

Le tarif est également un critère qui est étudié de près au moment de choisir une société de recouvrement.